Maranta : la plante qui prie, feuillage rouge et nuits repliées
Cultiver la maranta (Maranta leuconeura) : feuillage décoratif aux nervures rouges qui se replie la nuit, lumière indirecte, humidité élevée, eau non calcaire. Non toxique.
La maranta porte deux surnoms qui disent tout : « plante qui prie » et « plante dormeuse ». Chaque soir, Maranta leuconeura, une Marantacée brésilienne, replie ses feuilles vers le haut comme des mains jointes, pour les rouvrir au matin. Ce mouvement, la nyctinastie, et son feuillage spectaculaire aux nervures rouges en font l’une des plantes d’intérieur les plus attachantes. Elle demande un peu d’attention, surtout côté humidité, mais récompense largement l’effort.
Cousine du calathea, la maranta partage ses exigences (humidité, eau non calcaire) et ses qualités (feuillage graphique, non-toxicité). Cette fiche détaille la lumière, l’arrosage et l’atmosphère humide qui la font prospérer.
Carte d’identité de la maranta
| Nom scientifique | Maranta leuconeura |
| Famille | Marantacées |
| Noms communs | Maranta, plante qui prie, plante dormeuse |
| Origine | Forêts tropicales du Brésil |
| Exposition | Lumière vive indirecte, jamais de soleil direct |
| Sol | Terreau léger, drainant, gardé frais |
| Arrosage | Régulier, substrat toujours légèrement humide |
| Humidité | Élevée (> 60 %) |
| Hauteur | 20 à 30 cm, port étalé |
| Toxicité | Non toxique (sans danger chats et chiens) |
| Rusticité | Gélive, à garder en intérieur |
| Difficulté | Intermédiaire (exige de l’humidité) |
Le feuillage de la maranta, nervures rouges sur fond vert : un graphisme qui se replie chaque nuit.
Photo Patrice78500 / Wikimedia Commons (CC BY-SA 3.0)
En 3 points
- Elle « prie » le soir : ses feuilles se replient la nuit et se rouvrent le jour, c’est normal et fascinant.
- De l’humidité, beaucoup : c’est sa principale exigence ; l’air sec brunit ses feuilles.
- Non toxique : sans danger pour les chats et les chiens.
Lumière et emplacement
La maranta veut une lumière vive mais indirecte. Le soleil direct ternit et brûle ses couleurs ; une exposition trop sombre, à l’inverse, efface les contrastes du feuillage. L’idéal : près d’une fenêtre voilée, ou à quelques mètres d’une baie lumineuse. Elle apprécie la chaleur (18 à 25 °C) et déteste le froid sous 15 °C comme les courants d’air. Une salle de bain lumineuse, naturellement humide, lui convient particulièrement.
Arroser et maintenir l’humidité
C’est le point délicat. La maranta aime un substrat toujours légèrement humide, jamais détrempé ni totalement sec : arrosez deux à trois fois par semaine en été, tous les dix à quinze jours en hiver, de préférence à l’eau non calcaire (eau de pluie ou filtrée), le calcaire tachant son feuillage. Surtout, offrez-lui une forte hygrométrie : posez le pot sur un lit de billes d’argile humides, regroupez vos plantes, ou utilisez un humidificateur. L’air sec du chauffage est son pire ennemi et brunit le bord des feuilles.
Entretenir et multiplier
Dépoussiérez les feuilles avec délicatesse et retirez celles qui sèchent. Un engrais dilué une à deux fois par mois au printemps et en été suffit. Rempotez au printemps tous les deux à trois ans, dans un pot à peine plus grand et percé. La multiplication se fait facilement par division de la touffe au rempotage, chaque éclat portant racines et feuilles repartant vite. Comme sa cousine le calathea, elle aime être divisée plutôt que bouturée.
Problèmes fréquents
- Bords de feuilles bruns et secs : air trop sec ou eau calcaire. Augmentez l’humidité, arrosez à l’eau douce.
- Feuilles enroulées, ternes : manque d’eau ou d’humidité. Maintenez le substrat frais.
- Feuilles qui ne se replient plus : souvent un manque de lumière ou un excès d’eau. Ajustez.
- Taches brunes molles : excès d’eau, risque de pourriture. Laissez sécher davantage entre deux arrosages.