Pulvérisateurs : nouvel arrêté du 3 avril 2026 sur le contrôle obligatoire

Un arrêté précise les modalités et le contenu du contrôle des pulvérisateurs professionnels. Ce qui change, ce qui ne change pas pour les jardiniers amateurs.

Hugo Mercier

Par Hugo Mercier

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Un arrêté du 3 avril 2026 précise les modalités et le contenu du contrôle obligatoire des pulvérisateurs en France. Annoncé le 14 avril sur le site du Ministère de l'Agriculture, il concerne surtout les professionnels, mais il clarifie aussi le périmètre d'obligation pour les collectivités et les particuliers avec grand matériel.

Pour les jardiniers amateurs avec un simple pulvérisateur à dos (moins de 100 L), rien ne change : aucun contrôle n'est imposé. Pour un arboriculteur de loisirs ou un propriétaire de grande verge qui possède un pulvérisateur automoteur ou tracté, le contrôle périodique devient explicitement cadré.

Ce qui change concrètement

  • Contrôle tous les
  • 3 ans pour les pulvérisateurs professionnels de plus de 100 L de cuve.Liste de points à vérifier précisée : manomètre, buses, filtres, valves anti-goutte, uniformité de la répartition transversale.Enregistrement du contrôle sur un registre tenu par l'exploitant.Sanctions en cas d'usage d'un pulvérisateur non conforme : amendes administratives.

Pour le jardinier amateur

Même si cette réglementation ne vise pas directement les pulvérisateurs à dos, elle rappelle l'importance du bon réglage d'un pulvérisateur : une buse usée gaspille produit, surdose certaines zones et sous-dose d'autres. Un test simple au début de saison : pulvériser 5 minutes sur un carton, vérifier que la répartition est homogène. Si ce n'est pas le cas, nettoyer les buses ou les remplacer (2-4 € par buse en magasin spécialisé).

Sur les usages, les restrictions de cuivre évoquées dans notre article sur le mildiou de la tomate et dans la fiche taches noires du rosier restent d'actualité : 28 kg/ha sur 7 ans en bio, ce qui laisse 2-3 traitements annuels pour un jardin amateur.