Agastache : la vivace mellifère anisée du plein soleil

Cultiver l’agastache (Agastache foeniculum, rugosa) : vivace mellifère au feuillage anisé, plein soleil, sol drainé, longue floraison estivale et usages en tisane.

Hugo Mercier

Par Hugo Mercier

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Si vous ne deviez planter qu’une vivace pour les abeilles cet été, l’agastache serait un excellent choix. Cultiver l’agastache, Agastache foeniculum ou A. rugosa, une Lamiacée au feuillage anisé, c’est offrir des semaines de floraison mauve dressée, bourdonnante d’insectes, sur une plante sobre qui se contente d’un sol pauvre et sec.

Son feuillage froissé exhale un parfum d’anis et de menthe, et se consomme en tisane ou en salade. Facile, rustique et increvable en sol drainé, elle a tout pour structurer un massif de plein soleil. Cette fiche détaille où la planter, comment l’entretenir, et pourquoi elle est l’une des stars des jardins mellifères.

Carte d’identité de l’agastache

Nom scientifiqueAgastache foeniculum, A. rugosa
Noms communsAgastache, hysope anisée, menthe coréenne
FamilleLamiacées
OrigineAmérique du Nord et Asie de l’Est
ExpositionPlein soleil
SolLéger, drainant, pauvre à ordinaire
ArrosageRare une fois installée, déteste l’humidité hivernale
FloraisonÉpis dressés mauves, de juillet à septembre
FeuillageAromatique anisé, comestible
RusticitéRustique, environ -15 à -20 °C en sol drainé
AtoutTrès mellifère, longue floraison
DifficultéFacile
Épi floral d’agastache aux fleurs tubulaires bleu-lilas avec une abeille en train de butiner

L’agastache en pleine floraison : un aimant à abeilles et bourdons de juillet à septembre.

Photo Anya Chernykh / Unsplash

En 3 points

  • Une star mellifère : ses épis produisent du nectar sans interruption tout l’été, abeilles et bourdons en raffolent.
  • Feuillage anisé comestible : en tisane, en salade ou pour parfumer un dessert.
  • Plein soleil et drainage : sobre en eau, elle ne craint que l’humidité hivernale.

Où planter l’agastache

Offrez-lui le plein soleil, au moins cinq à six heures par jour, et un sol léger et bien drainé, même pauvre ou caillouteux. L’agastache redoute une seule chose : l’eau stagnante en hiver, qui fait pourrir sa souche. En sol lourd, plantez-la sur une butte ou ajoutez du gravier. Elle a toute sa place dans un jardin sec économe en eau, en massif, en bordure ou en grand pot drainé.

Entretenir sans effort

Une fois installée, l’agastache se passe quasiment d’arrosage. Coupez les épis fanés pour prolonger la floraison, puis rabattez la touffe au début du printemps. La plante est parfois de courte vie, trois à quatre ans, mais elle se ressème spontanément : laissez quelques épis monter en graines et vous aurez toujours de jeunes pieds vigoureux. Un sol trop riche ou trop arrosé la fait filer et raccourcit sa vie.

Champ de lavande en Provence avec un olivier au premier plan

L’agastache partage les besoins de la lavande : plein soleil, sol sec et drainé.

Photo ADT 04 / Wikimedia Commons (CC BY 2.0)

Une floraison longue et mellifère

De juillet à septembre, les épis dressés se couvrent de petites fleurs tubulaires que butinent sans relâche abeilles, bourdons et papillons. C’est l’une des vivaces les plus visitées de l’été, idéale pour soutenir les pollinisateurs au cœur de la saison sèche. Elle s’associe à merveille avec la lavande, les sauges, les graminées et les échinacées, dans un massif de plein soleil aux couleurs chaudes.

Usages en cuisine et en tisane

Le feuillage de l’agastache anisée, réputé pour son parfum d’anis, se récolte tout l’été. Quelques feuilles fraîches parfument une salade, une carafe d’eau ou un dessert ; séchées, elles donnent une tisane douce et digestive. Les fleurs, comestibles elles aussi, décorent joliment une assiette. Récoltez le matin, quand les arômes sont les plus concentrés.

Multiplier l’agastache

Trois méthodes simples : le semis au printemps, qui lève facilement ; la division de touffe au printemps tous les trois ans pour rajeunir les pieds ; et le bouturage de tiges en été. Le plus économique reste de laisser la plante se ressemer seule, comme le notent les pépiniéristes, et de repiquer les jeunes plants là où vous les voulez.

Problèmes fréquents

  • Pourriture hivernale : c’est le seul vrai risque, en sol lourd et humide l’hiver. Drainage impératif.
  • Oïdium : feutrage blanc par temps humide et confiné. Espacez les pieds, assurez la circulation d’air.
  • Touffe qui dégarnit : pied vieillissant. Divisez tous les trois ans ou laissez les semis spontanés prendre le relais.

Questions fréquentes

L’agastache est-elle vivace ou annuelle ?
C’est une vivace, mais souvent de courte vie sous nos climats, trois à quatre ans. Elle compense largement en se ressemant toute seule : si vous laissez quelques épis monter en graines, de jeunes pieds remplacent naturellement les anciens.
Peut-on manger l’agastache ?
Oui. Le feuillage anisé se consomme en tisane, en salade ou pour parfumer desserts et boissons, et les fleurs sont comestibles. C’est l’agastache anisée Agastache foeniculum et, dans une moindre mesure, A. rugosa qui présentent le plus d’intérêt culinaire.
Pourquoi planter de l’agastache pour les abeilles ?
Parce que ses épis produisent du nectar en continu de juillet à septembre, une période où les ressources se raréfient. C’est l’une des plantes les plus visitées par les abeilles et les bourdons, un atout précieux pour un jardin vivant et pollinisateur.