Aster d’automne : planter, diviser et fleurir l’arrière-saison

Cultiver l’aster d’automne (Symphyotrichum) : vivace mellifère à floraison tardive, sol frais, division tous les 2-3 ans, oïdium et choix des variétés.

Hugo Mercier

Par Hugo Mercier

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Quand le jardin commence à s’éteindre, l’aster d’automne rallume des nuées de fleurs bleues, mauves ou roses, juste à temps pour nourrir les derniers butineurs. Cultiver l’aster, désormais classé Symphyotrichum mais toujours connu sous le nom d’aster, c’est s’offrir l’une des floraisons les plus généreuses de l’arrière-saison, sur une vivace robuste et facile.

On l’appelle aussi aster de la Saint-Michel, car il fleurit autour du 29 septembre. Sa seule exigence est un sol qui ne sèche pas : contrairement aux méditerranéennes, l’aster aime la fraîcheur. Cette fiche détaille où le planter, pourquoi il faut le diviser régulièrement, et comment éviter l’oïdium qui guette certaines variétés.

Carte d’identité de l’aster d’automne

Nom scientifiqueSymphyotrichum novi-belgii (ex-Aster)
Noms communsAster d’automne, aster de la Saint-Michel
FamilleAstéracées
OrigineAmérique du Nord
ExpositionPlein soleil, mi-ombre tolérée
SolFrais, fertile, restant humide en été
ArrosageRégulier, l’aster craint la sécheresse
FloraisonSeptembre à octobre, en nuées de marguerites
Hauteur30 cm à 1,2 m selon les variétés
RusticitéTrès rustique, jusqu’à -20 °C
EntretienDivision tous les 2 à 3 ans
DifficultéFacile
Asters d’automne aux fleurs bleu-lavande à cœur jaune en pleine floraison

Les asters d’automne fleurissent en nuées quand le reste du massif décline.

Photo Tatyana Rubleva / Unsplash

En 3 points

  • Floraison de l’arrière-saison : septembre-octobre, une ressource précieuse pour les abeilles tardives.
  • Sol frais, pas sec : l’aster déteste la sécheresse, gardez-lui une terre qui reste humide.
  • Divisez tous les 2-3 ans : c’est le secret d’une touffe vigoureuse et bien fleurie.

Où planter l’aster

Installez l’aster au soleil ou à la mi-ombre légère, dans une terre fertile, profonde et surtout fraîche, qui ne se dessèche pas au cœur de l’été. C’est une vivace de massif idéale pour le fond ou le milieu de plate-bande, en compagnie d’autres vivaces de fin de saison comme l’échinacée et les graminées. Plantez à l’automne ou au printemps, en espaçant selon la taille adulte de la variété, et paillez pour conserver l’humidité.

Diviser pour garder la vigueur

L’aster s’épuise et se dégarnit du centre s’il reste trop longtemps en place. Tous les deux à trois ans, au printemps, déterrez la touffe et divisez-la en éclats, en ne replantant que les jeunes pousses vigoureuses du pourtour. Cette opération rajeunit la plante, maintient une floraison dense et permet de multiplier vos pieds gratuitement. C’est l’entretien clé de cette vivace.

Massif fleuri méditerranéen en plein soleil

En massif, l’aster prolonge la saison mellifère après les lavandes et les échinacées.

Photo ADT 04 / Wikimedia Commons (CC BY 2.0)

Arroser et accompagner la floraison

L’aster a besoin d’eau, surtout en été : un sol qui sèche stresse la plante, réduit la floraison et favorise l’oïdium. Arrosez régulièrement en période sèche et paillez le pied. Pour les variétés hautes, un tuteurage discret ou un pinçage des tiges en juin évite qu’elles ne se couchent sous le poids des fleurs. Supprimez les fleurs fanées pour prolonger la floraison.

Problèmes fréquents

  • Oïdium : feutrage blanc sur le feuillage, fréquent chez les novi-belgii en sol sec. Gardez le sol frais, aérez, ou préférez les novae-angliae plus résistants (repères RHS).
  • Touffe dégarnie au centre : la plante demande à être divisée. Faites-le au printemps.
  • Tiges qui se couchent : variétés hautes non tuteurées ou pincées. Pincez en juin pour des touffes trapues.

Choisir sa variété

Deux grands groupes dominent : les asters de la Nouvelle-Belgique (Symphyotrichum novi-belgii), aux coloris éclatants mais sensibles à l’oïdium, et les asters de la Nouvelle-Angleterre (S. novae-angliae), plus hauts et plus robustes. Pour les bordures et les pots, y compris sur un balcon, choisissez des variétés naines compactes. Les Aster d’autres espèces, comme les asters nains des Alpes, fleurissent eux au printemps : ne les confondez pas.

Questions fréquentes

Pourquoi mon aster attrape-t-il de l’oïdium chaque année ?
L’oïdium s’installe surtout sur les asters novi-belgii cultivés en sol trop sec et en air confiné. Maintenez le sol frais par un paillage et des arrosages réguliers, espacez les pieds pour aérer, et orientez-vous vers les asters de la Nouvelle-Angleterre, nettement moins sensibles.
Quand et comment diviser un aster ?
Au printemps, tous les deux à trois ans. Déterrez la touffe, séparez-la en éclats à la bêche ou à la main, et ne replantez que les fragments vigoureux du pourtour, en jetant le cœur épuisé. C’est le geste qui garantit une floraison dense année après année.
L’aster est-il vraiment mellifère ?
Oui, et c’est l’un de ses grands atouts. Sa floraison tardive offre nectar et pollen aux abeilles, bourdons et papillons à une période où les fleurs se raréfient, ce qui en fait une plante précieuse pour soutenir les pollinisateurs avant l’hiver.